
Emmanuel Macron, soucieux de préserver ses promesses six mois après les Jeux de Paris, s’est rallié mercredi à la fronde du mouvement sportif contre la volonté du gouvernement de raboter drastiquement le budget du sport.
Abondamment critiquée depuis plusieurs jours par nombre d’acteurs du monde du sport, dont le judoka Teddy Riner et le nageur Léon Marchand, la décision du gouvernement d’amputer encore plus un budget déjà jugé famélique prend une tournure plus politique.
Dans une déclaration à L’Equipe, le président Macron a donné « raison » aux athlètes dont plus de 400 ont signé une tribune parue dans le quotidien sportif pour protester contre la baisse du budget du ministère des Sports. « Depuis 2017, j’ai veillé à ce que le budget du sport augmente chaque année », souligne le chef de l’Etat. « Il faut tenir nos engagements et mettre les moyens pour nos sportifs et pour que l’héritage des Jeux bénéficie à tous », ajoute-t-il.

Mercredi soir, avant la prise de parole de la ministre des Sports Marie Barsacq lors des voeux au monde sportif, une vingtaine de membres du conseil d’administration du Comité national olympique ont quitté la salle. « C’était un choix majoritaire du conseil d’administration pour marquer notre mécontentement », a expliqué à l’AFP Eric Tanguy, patron de la fédération française de volley, dans les locaux du CNOSF peu habitué à ce type de mouvement d’humeur.
Marie-Amélie Le Fur, présidente du comité paralympique et de l’Agence nationale du sport (ANS), avait évoqué juste avant le « contexte d’injustice criante pour le sport français » six mois après les JO. « Avec 300 millions d’euros de baisse, on ne parle pas simplement de supprimer la galette du club », a-t-elle attaqué, demandant à Marie Barsacq de faire entendre la voix du sport.
La ministre a répondu qu’elle avait entendu « cet appel », comme le président de la République, et aussi le Premier ministre, a-t-elle assuré. Elle a reconnu sa « position délicate » en raison de la « solidarité » gouvernementale, mais s’est dite « loyale » à ses convictions.
A la mi-journée, la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, avait pourtant qualifié de « légitime » le rabotage du budget du sport, avant de repréciser, plus tard à l’AFP, que le sort du budget était désormais entre les mains des parlementaires.
Des propos « illégitimes » pour le patron du comité olympique français, David Lappartient.
Le monde du sport est vent debout depuis l’arrivée à la dernière minute d’une nouvelle baisse de 34 millions d’euros sur un budget déjà coupé d’une centaine de millions d’euros. Un coup de rabot qui faisait passer ce budget de près de 900 millions d’euros en 2024 à quelque 600 millions d’euros.
KD avec AFP
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