
Le Comité international olympique (CIO) a levé mardi les restrictions imposées aux sportifs russes, qui pourront retrouver les sports d’équipe et participer aux qualifications pour les JO-2028 de Los Angeles, sans leur rendre dans l’immédiat leur hymne et leur drapeau.
Cette réintégration à petits pas, recommandée dès maintenant aux fédérations internationales dans leurs sports respectifs, s’accompagne d’exigences particulières dans le suivi antidopage au vu « du scepticisme de la communauté sportive mondiale », précise le CIO dans un communiqué.
Chaque athlète russe « reprenant le chemin des compétitions internationales » devra ainsi se soumettre à « plusieurs tests », selon un programme conjointement fixé par les fédérations internationales avec l’Agence de contrôles internationale.
Plus largement, leur retour dans le giron du sport mondial demeure plus prudent que celui des Bélarusses, décidé début mai par le CIO sans conditions particulières: ils avaient pu retrouver leur hymne comme leurs couleurs, quittant le statut d’athlètes sous bannière neutre.
Concernant les Russes, le CIO compte se prononcer « en temps voulu sur l’utilisation, lors des Jeux olympiques, du drapeau, de l’hymne et des couleurs russes, ou de tout autre symbole », laissant les fédérations internationales fixer leurs conditions dans l’intervalle.
Dans l’immédiat, l’instance olympique n’organisera pas non plus d’événements en Russie ni n’invitera de représentants de l’Etat russe.
Réunie mardi à Lausanne, la commission exécutive du CIO a levé « à titre provisoire » la suspension du Comité olympique russe (ROC), prononcée à l’automne 2023, au motif qu’il ne compte plus parmi ses membres des organisations sportives de régions ukrainiennes occupées. Elle continuera néanmoins à « suivre de près » ses activités sur ces territoires.
Nation sportive majeure, la Russie est depuis 2016 privée de ses couleurs dans l’arène olympique, d’abord en raison du scandale de dopage orchestré par l’Etat, qui lui a valu de concourir sous le drapeau olympique (2018) puis celui du ROC (2021 et 2022).
Et à peine les JO d’hiver de Pékin refermés, en février 2022, l’armée russe envahissait l’Ukraine avec l’appui du Bélarus, déclenchant une série de sanctions sportives à la mesure de l’indignation occidentale face à cette invasion.
KD avec AFP
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