
Depuis 1935, seules 10 éditions de la Vuelta n’ont pas eu lieu, en raison de deux guerres et sous la dictature de Franco. Mais, aujourd’hui, ce sont les manifestations propalestiniennes liées au conflit à Gaza, particulièrement fortes en Espagne, qui compromettent son bon déroulement.
Mercredi, la 11e étape devait se clore à Bilbao, au Pays basque, mais bousculades et heurts de manifestants -dénonçant principalement la présence d’une équipe israélienne dans le peloton- avec la police ont contraint les organisateurs à raccourcir l’étape de 3 kilomètres et à ne pas désigner de vainqueur.
« Le Pays basque a montré une fois de plus aujourd’hui qu’il est un leader mondial dans la lutte pour les droits, la solidarité et la liberté des peuples », a alors déclaré le dirigeant indépendantiste basque, Arnaldo Otegi.
Mais si de nombreux Basques voient des similitudes entre leurs propres aspirations nationalistes et la lutte des Palestiniens pour la reconnaissance de leur Etat, c’est bien dans toute l’Espagne que le soutien à la cause palestinienne est populaire.
– Soutien inconditionnel –
Accroché aux balcons, brandi lors des fêtes locales, le drapeau palestinien s’affiche souvent fièrement, en particulier chez les militants de gauche ou d’extrême gauche.
Depuis deux ans, les manifestations contre les bombardements israéliens à Gaza et contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu sont fréquentes.
Suivant la ligne traditionnelle de la politique espagnole, voire l’accentuant, le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez a très tôt affiché un soutien inconditionnel aux Palestiniens, s’attirant régulièrement les foudres du gouvernement Netanyahu, qui comprend des ministres d’extrême droite.
Israël n’a d’ailleurs plus d’ambassadeur à Madrid depuis mai 2024 et la reconnaissance de l’Etat de Palestine par le gouvernement espagnol.
Dans ce contexte, les manifestations de la Vuelta apparaissent jour après jour beaucoup plus importantes que celles observées lors du Tour de France ou du Giro en Italie, plus tôt cette année.
Visée par ces manifestants, l’équipe Israël-Premier Tech: le long des étapes, drapeaux palestiniens et banderoles de revendications se succèdent, quand ce ne sont pas des manifestants vêtus de noir, comme des femmes palestiniennes, tenant de faux bébés morts dans les bras, qui occupent le bord de la route.
Ces manifestants ont parfois tenté d’interrompre la course en s’interposant devant les coureurs. Le cycliste italien Simone Petilli s’est même retrouvé à terre mardi.
« Notre pays proteste plus et plus fort que nos autres partenaires européens, sans parler des voisins arabes de la bande de Gaza, qui sont plutôt silencieux », souligne jeudi le quotidien La Vanguardia, déplorant toutefois la forme de ces manifestations.
KD avec AFP
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