Les nouveaux statuts juridiques des clubs de football brésiliens permettent désormais l’arrivée d’investisseurs étrangers. Un bol d’air financier pour ceux qui sont en difficulté, même si tous n’ont pas sauté le pas pour imiter le modèle économique européen.
Pour l’heure, seuls les clubs de Botafogo et Vasco de Gama, tous deux à Rio de Janeiro, ont des investisseurs non brésiliens dans leur capital, venus des Etats-Unis.
L’ex-star brésilienne Ronaldo, double Ballon d’or (1997, 2002) et double champion du monde (1994 et 2002), a lui investi dans le club de ses débuts, le Cruzeiro de Belo Horizonte.
L’ouverture aux capitaux étrangers a été permise par l’adoption en août 2021 par le Parlement brésilien d’un changement des statuts juridiques des clubs de football.
D’association à but non lucratif, ils peuvent devenir une Société par actions de football (SAF), l’équivalent en France des Sociétés anonymes sportives professionnelles (SASP), très proches de la société anonyme classique qui permet de faire entrer dans le capital des investisseurs, de verser des dividendes, de rémunérer les dirigeants, voire de coter le club en Bourse.
Ces investissements contribueront à l' »amélioration de la gestion » des clubs et leur offriront « une plus grande capacité concurrentielle », estime auprès de l’AFP Cesar Grafietti, partenaire du cabinet de conseil Convocados et conseiller pour ce type d’opération.
Le jeu en vaut la chandelle en raison de la dépréciation du réal par rapport au dollar et à l’euro, et du vivier de talents au Brésil, principal pays exportateur de footballeurs, s’accordent à dire les experts.
D’autres revenus sont possibles, avec la possibilité d’exploiter commercialement l’engouement des supporters dans un pays où 110 des 213 millions d’habitants se disent fans d’une équipe locale, selon le cabinet Ibope Repucom.
Pour Cesar Grafietti, pas de doute, le foot au Brésil est un marché « à très fort potentiel ».
Pour Vasco et Cruzeiro, tous deux en deuxième division, et Botafogo, qui est remonté en première cette année, cet argent frais à leur capital est une véritable bouée de sauvetage face à la crise économique qui secoue également le football local.
À eux trois, selon la société de conseil Sports Value, ils étaient endettés en 2020 à hauteur de 442 millions de dollars.
KD avec AFP
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