Reconnu coupable d’agression sexuelle mais relaxé des accusations de coercition, l’ex-patron du football espagnol Luis Rubiales a écopé jeudi d’une amende de 10.800 euros pour le baiser imposé à Jenni Hermoso, une condamnation très éloignée des deux ans et demi de prison requis par le parquet.
Dans sa décision, dont l’ex-président de la Fédération espagnole de football (RFEF) va faire appel, le tribunal a estimé que Luis Rubiales avait « réalisé par surprise un acte qui porte atteinte à la liberté sexuelle d’une autre personne sans le consentement de l’agressée ».
L’action d’embrasser sur la bouche une femme « n’est pas la façon normale de saluer les personnes avec lesquelles on n’entretient pas une relation affective », a aussi souligné le juge José Manuel Fernández-Prieto.
Le tribunal de l’Audience nationale, devant lequel le procès a eu lieu du 3 au 14 février près de Madrid, a en conséquence condamné l’ancien président de la RFEF à « 18 mois d’amende, avec un tarif journalier de 20 euros, pour le délit d’agression sexuelle », selon un communiqué consulté par l’AFP.
Il lui est également interdit de s’approcher de Jenni Hermoso à moins de 200 mètres et de communiquer avec elle pendant un an.
Lors du procès, la représentante du ministère public avait réclamé deux ans et demi de prison à l’encontre de Luis Rubiales: un an pour agression sexuelle et un an et demi pour les pressions exercées sur la joueuse pour minimiser la gravité du geste.
KD avec AFP
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